Quand renégocier son prêt immobilier : la marche à suivre ?

Il arrive qu’un emprunteur contracte un prêt à un taux donné, puisque le taux du marché connaisse une soudaine chute. Il est alors légitime pour lui d’essayer d’infléchir ce taux de façon à ce qu’il s’aligne sur celui du marché. La renégociation d’un prêt immobilier peut également avoir pour objet de réduire la durée de son prêt.Maison

Fonctionnement des intérêts et période idéale pour renégocier son prêt immobilier

Le remboursement d’un emprunt se divise en deux composantes : les intérêts et le capital. Dans les premières années d’un emprunt, la plus grande partie des mensualités est composée d’intérêts mais plus le temps passe, plus cette logique s’inverse. De ce fait, il faut s’y prendre le plus tôt possible si on veut être gagnant au change. Il est préférable de renégocier son prêt si la durée restante du prêt dépasse celle écoulée. On estime par ailleurs, que le capital restant dû doit être compris entre 50000 et 70000 euros.

Pour que la renégociation vous soit vraiment profitable, mieux vaut le faire si la différence entre le taux de votre prêt et celle du marché est significative. On estime à 1 point le seuil à partir duquel la renégociation peut être rentable. Ce seuil peut passer à 0.7 point pour des emprunts contractés sur de longues périodes.

Quelles sont les solutions pour renégocier son prêt immobilier ?

Il existe plusieurs manières d’obtenir un taux d’intérêt plus avantageux :Ma maison

  • Négocier avec son banquier : si vous êtes un client sérieux et que votre situation est très stable (vous avez un CDI et vos comptes ne sont pas dans le rouge), vous pouvez tenter de convaincre votre banquier de revoir les intérêts à la baisse. Vous pouvez travailler vos arguments et songer à lui dire que vous pourriez changer de banquier en cas de refus. En choisissant cette option, les frais à payer sont relativement faibles. Les frais de dossier engagés dans ce cas sont généralement compris entre 500 et 800 euros.
  • S’adresser à un autre établissement financier : en vous adressant à un nouveau banquier pour un rachat de crédit, les frais à payer sont plus conséquents. Ils comprennent la pénalité et les indemnités dues à l’ancien banquier pour remboursement anticipé (se référer à son contrat de prêt pour connaître la pénalité minimale, sachant qu’elle ne peut excéder 10% du montant du prêt) ainsi que les frais de dossier et d’interruption des garanties. Qu’on se rassure, certaines circonstances permettent d’être exemptés de cette pénalité (notamment en cas de changement du lieu de l’activité professionnelle). Quoi qu’il en soit, pour savoir à quel établissement financier vous adresser, n’hésitez pas à vous procurer un échéancier et un tableau d’amortissements de plusieurs banques différentes. Des frais supplémentaires viennent s’ajouter si vous faites appel à un courtier.